Déclaration intersyndicale sur le budget rectificatif n°1 du CNRS
Le budget rectificatif n°1 inscrit à l’ordre du jour du CA du 13 mars nous est parvenu la veille vers 15h. Les pourparlers du CNRS avec nos tutelles ont donc trouvé une issue in extremis. Ce retard, en plus de montrer un manque de respect inacceptable pour les administrateurs et administratrices de la part de l’État, signale que nos tutelles veulent imposer une austérité encore plus drastique au CNRS, dont les comptes sociaux révèlent clairement la dégradation de sa situation financière. L’État considère-t-il que son principal organisme de recherche doive faire encore plus « d’efforts », au point de mettre en danger son activité de recherche en tant que telle ? Nous estimons que cette situation est inadmissible et qu’elle a des conséquences néfastes sur nos conditions de travail. Elle découle de choix politiques qui ne font aucun cas du CNRS et de ses personnels et impactent l’avenir de notre organisme. Le sous-financement chronique de la recherche publique française conduit au déclassement du pays par rapport à ses homologues européens et internationaux. En tant qu’élues et élus au CA du CNRS, nous interpellons les représentants de l’État et revendiquons un financement public pérenne du CNRS à la hauteur des besoins, afin qu’il puisse accomplir sereinement sa mission.