Le congé hormonal : un droit pour lequel le SNTRS-CGT s’engage à mener le combat partout !
Un congé menstruel obtenu à l’INSERM par les syndicats….
Depuis un an, l’INSERM s’est doté d’un nouvel outil pour prendre en charge la santé des femmes au travail : la mise en place d’un congé menstruel. Ce congé, sous la forme d’Autorisations Spéciales d’Absences (ASA), a été obtenu à la suite de négociations au cours desquelles le SNTRS-CGT a joué un rôle majeur.
L’INSERM dresse aujourd’hui un premier bilan de cette conquête sociale, consultable ici : https://pro.inserm.fr/conge-menstruel-a-linserm-un-an-apres-quel-bilan
Ce congé menstruel correspond à une ASA, sous réserve d’une justification médicale annuelle, permettant aux agentes INSERM de s’absenter, jusqu’à une journée par mois, en cas de douleurs liées aux règles, à l’endométriose, à la ménopause ou à la périménopause.
Ce système permet donc aux agentes de ne pas avoir à prendre sur leurs jours de congés payés, et/ou leur éviter une perte de salaire, du fait des jours de carence, si elles ont recours aux arrêts maladie, ce qui est source de profondes inégalités professionnelles.
… Que le SNTRS-CGT veut étendre et gagner dans tous les établissements de recherche
Si l’obtention de ce congé menstruel représente une avancée dans la lutte contre les inégalités, le SNTRS-CGT se bat pour un droit plus étendu, sous la forme d’un congé hormonal. Celui-ci couvrirait toutes les personnes souffrant de douleurs et troubles liés à la santé hormonale et/ou à des traitements hormonaux tels que ceux pris lors de parcours de Procréation Médicalement Assistée (PMA) ou de transition de genre.
Nous demandons l’octroi, dans le cadre de ce congé, de 24 jours par an (soit deux par mois), sans obligation de production d’un certificat médical (afin de tenir compte de l’errance médicale courante sur ces questions, notamment dans le cas du diagnostic de l’endométriose).
Un congé menstruel a donc été gagné à l’INSERM ; mais qu’en est-il des autres établissements de recherche comme le CNRS, l’IRD, l’INRIA, l’INED ou encore l’IFREMER ? Cette question ne semble pas préoccuper les directions de ces établissements. Le plan d’action du CNRS pour l’égalité professionnelle 2024-2026, par exemple, ne consacre aucun développement à la prise en compte de la santé des femmes au travail.
Au CNRS, quand nous avons demandé la création d’un congé hormonal, une réponse négative nous a été adressée, au prétexte de l’absence d’une loi-cadre nationale sur le sujet. Est-ce que cela a empêché l’INSERM de mettre en place un congé menstruel ? La présidence du CNRS serait-elle moins soucieuse de la santé au travail de ses agent-es ? Les travaux menés au sein de l’INSERM sur la santé des femmes au travail ne peuvent-ils être pris en compte dans les autres établissements ? La direction du CNRS a souhaité un retour d’expérience de l’INSERM. Il est à présent disponible.
Alors exigeons l’ouverture de négociations dans tous les établissements de recherche :
– Pour la création d’un congé hormonal
– Pour une prise en compte de la santé des femmes au travail, depuis trop longtemps ignorée
Rejoignez nous pour gagner de nouveaux droits inclusifs !