Les déclarations sur le budget rectificatif n°1 du CNRS
Le budget rectificatif n°1 présenté au Conseil d’administration du CNRS le 13 mars 2026 est en réalité le véritable budget de l’établissement, puisque le budget initial examiné en décembre 2025 était seulement basé sur une estimation, à cause du retard du vote du budget national au Parlement. En tant qu’opérateur de l’État, le CNRS doit trouver un accord avec le gouvernement (MESRE, mais surtout Bercy et cabinet du Premier ministre) afin de pouvoir faire examiner son budget par son CA. La direction parle d’arbitrages qui peuvent être plus ou moins longs et dépendent en grande partie des exigences gouvernementales envers notre organisme. En période d’austérité accrue, cette étape interministérielle obligée vise à contraindre la direction à se plier aux injonctions de réductions de plus en plus drastiques du budget. Cependant, comme le CNRS a des dépenses incompressibles, en premier lieu nos salaires, les « économies » que le gouvernement exige signifient baisse sensible des moyens accordés à notre principale activité, la recherche scientifique.
Les documents budgétaires ont été communiqués aux administrateurs le 12 mars en fin d’après-midi pour le 13 mars au matin. Les membres élus du CA (SNTRS-CGT, SNCS-FSU, SGEN-CFDT et SNPTES-UNSA) ont exprimé, dans une déclaration intersyndicale, leur mécontentement sur la forme et le fond de ce budget rectificatif. Chaque syndicat a ensuite commenté ce budget dans une déclaration séparée. Vous trouverez ci-après celle du SNTRS-CGT.
Résultats du vote : 6 contre (les membres élus du CA), aucune abstention, 17 pour.